La Générale-Beaulieu renonce à la planification hospitalière au profit de nouvelles bases de dialogue avec l’Etat

02.06.2017

Les établissements privés genevois hospitalisent chaque année 23'000 assurés de base grâce à leur couverture d’assurance complémentaire, sans pour autant bénéficier du financement cantonal auxquels ils ont droit en qualité de contribuables. Les établissements privés genevois sont pourtant indispensables à la couverture sanitaire du canton.

Le groupe Swiss Medical Network défend, également sur le plan national, le principe de l’égalité de traitement entre patients. En effet, tous payent des impôts, tous payent leur assurance de base et certains étendent leur couverture avec une assurance complémentaire. Or, aujourd’hui encore, le Canton de Genève ne finance 55% des séjours AOS que dans les établissements publics et de manière très limitée dans certaines cliniques privées, refusant ainsi d’honorer ses obligations envers les contribuables genevois assurés en privé avec complémentaire (privé et demi-privé) comme le prévoit la LAMal, laissant aux assurances complémentaires cette charge financière. Il s’agit de deux poids deux mesures pour un même contribuable. En définitive, le contribuable au bénéfice d’une assurance complémentaire paye deux fois cette charge, une fois via ses impôts et une fois via ses primes d’assurance complémentaire. « En sortant des listes, nous sortons de l’ambigüité et clarifions les positions en vue d’approfondir cet important débat pour l’avenir du paysage hospitalier suisse et genevois » conclut Raymond Loretan.