Procréation Médicalement Assistée

La Procréation Médicalement Assistée est la médecine de la Reproduction.

Le Centre de procréation médicalement assisté de la Clinique Générale-Beaulieu est membre de FIVNAT, le registre suisse de fécondation In Vitro. Cette affiliation est un gage de contrôle de qualité et garantit l’exactitude des résultats.

Le Centre obtient des taux de grossesse de plus de 50% par transfert dans les groupes d’âge favorables.

Alors, si votre désir d'enfant tarde à se concrétiser? Nous sommes là pour vous aider.

 

L’infertilité

Qu'est-ce que l'infertilité?

L'infertilité est définie comme l'absence de grossesse après 12 mois de rapports sexuels non protégés. C'est un problème fréquent puisqu'il touche 10 à 15% des couples.

Si vous n'êtes pas enceinte après un an de tentative, il est conseillé de consulter un spécialiste car les chances de grossesse spontanées diminuent un peu plus chaque mois. Si vous avez plus de 35 ans, il est souhaitable de consulter déjà après 6 mois de tentatives infructueuses. Car l'âge de la femme a un impact majeur sur la fertilité et les chances de succès du traitement.

Quelles sont les causes de l'infertilité ?

L'âge

Dans la société actuelle, les femmes envisagent leur première grossesse de plus en plus tard. Ce phénomène contribue de façon importante à l'augmentation de l'infertilité car les chances de grossesse diminuent avec l'âge. Cette baisse de la fertilité se produit dès le milieu de la trentaine, parfois plus tôt, et s'accélère progressivement.

A 40 ans, le taux de grossesse par mois est inférieur à 10%. Ce déclin est dû à la diminution du nombre et de la qualité des ovocytes, un processus génétiquement programmé qui ne peut être amélioré. En conséquence, non seulement les grossesses spontanées sont plus rares avec l'âge, mais les risques de fausses-couches et d'échec des traitements sont aussi accrus.

Les troubles de l'ovulation

Dans le cycle menstruel normal, en moyenne de 28 jours, l'ovulation a lieu aux environs du 14e jour. C'est l'ovulation qui assure la régularité du cycle. Si elle n'a pas lieu, les règles deviennent plus rares et irrégulières (oligoménorrhée) ou cessent complètement (aménorrhée). Les femmes dont l'ovulation est rare ou absente ont plus de difficultés à être enceintes.

Les causes les plus fréquentes sont le syndrome des ovaires polykystiques, un trouble hormonal qui peut être associée à un excès de pilosité et une surcharge pondérale, le stress, une perte ou une prise de poids importante.

Les trompes endommagées ou bouchées

Connexion entre l'utérus et l'ovaire, la trompe de Fallope est un organe indispensable à la reproduction. Munie d'une fine musculature et tapissée d'une multitude de cils mobiles, la trompe capte l'ovocyte au moment de l'ovulation et achemine les spermatozoïdes jusqu'à lui, permettant ainsi la fécondation. La muqueuse ciliaire est délicate et peut être endommagée par tout phénomène inflammatoire.

Le plus souvent, les lésions tubaires sont la conséquence d'une infection (chlamydia ou gonorrhée), mais elles peuvent aussi être associées à de l'endométriose ou faire suite à une intervention chirurgicale dans le bassin. Les trompes endommagées favorisent les grossesses extra-utérines. Une correction chirurgicale est parfois possible. Si les trompes sont trop altérées ou qu'il n'y a pas de grossesse après la chirurgie, le traitement de choix est la fécondation in vitro.

L'endométriose

L'endométriose est une maladie où des cellules de la muqueuse utérine (endomètre) se détachent lors des règles. Elles se déposent en dehors de la cavité, sur le péritoine, les ligaments de l'utérus, les ovaires ou d'autres organes intra-abdominaux. Ces cellules sont sensibles aux hormones du cycle. En proliférant, elles peuvent former des kystes ovariens (endométriomes) et favoriser la formation de ponts fibreux (adhérences) qui entravent la fertilité et sont responsables de douleurs.

Si les endométriomes peuvent être identifiés à l'échographie, le seul moyen de détecter avec certitude des lésions d'endométriose sur le péritoine est la laparoscopie. Cette intervention chirurgicale mineure permet de visualiser directement l'intérieur du petit bassin.

Le facteur masculin

Dans un tiers des cas, l'infertilité est d'origine masculine et dans un autre tiers d'origine mixte, masculine, et féminine. C'est pourquoi l'évaluation du conjoint est indispensable. L'examen de référence est le spermogramme. Le nombre, la mobilité et la morphologie (forme) des spermatozoïdes sont étudiés au microscope.

Si le sperme montre des altérations importantes, des examens complémentaires et une consultation par un urologue spécialisé dans l'infertilité masculine peuvent être nécessaires. Dans les cas où on ne trouve pas de spermatozoïdes dans l'éjaculat (azoospermie), on procède à une biopsie testiculaire.

L'infertilité masculine peut être d'orignie infectieuse, congénitale (testicules non descendus ou cryptorchidie, absence de canaux déférents), génétique, mais dans de nombreux cas, elle reste inconnue. Des facteurs environnementaux en sont peut-être responsables puisqu'on a observé une diminution du nombre de spermatozoïdes chez les hommes du monde entier depuis un siècle. L'hygiène de vie joue un rôle important. Les hommes qui fument, consomment de la marijuana ou présentent un excès de poids ont plus souvent des anomalies du sperme.

Le traitement de l'infertilité masculine peut être médical (antibiotiques, antioxydants) ou chirurgical. Mais le plus souvent il consiste à acheminer les spermatozoïdes à proximité de l'ovocyte par une méthode de procréation médicalement assistée (insémination ou fécondation in vitro). Quand les altérations sont importantes, on insère directement le spermatozoïde dans l'ovocyte. Cette technique s'appelle l'ICSI (IntraCytoplasmic Sperm Injection).

Les traitements

Insémination artificielle avec le sperme du conjoint

Le jour de l'ovulation, le sperme fraîchement récolté est préparé au laboratoire de façon à sélectionner et concentrer les spermatozoïdes mobiles. L'échantillon est ensuite déposé dans la cavité utérine à l'aide d'un fin cathéter. L'insémination est une procédure indolore qui ne prend que quelques minutes.

Indications

  • Infertilité inexpliquée
  • Altération du col de l'utérus après une intervention chirurgicale
  • Altérations mineures de la qualité du sperme
  • Dysfonction sexuelle
  • ​En association avec une stimulation ovarienne

La fécondation in vitro

La fécondation in vitro (FIV) permet de réaliser l'union de l'ovocyte et du spermatozoïde en laboratoire. L'ovocyte fécondé ou zygote va ensuite se diviser et devenir un embryon qui sera transféré dans l'utérus maternel.

Indications :

  • Trompes altérées ou absentes
  • Endométriose
  • Facteur masculin sévère
  • Après l'échec de 3 cycles d'insémination ou d'autres traitements, quelle que soit la cause de l'infertilité

Les étapes d'une fécondation in vitro :

La stimulation ovarienne

Dans le cycle menstruel normal, la femme ne produit qu'un seul ovocyte, dont la maturation est sous le contrôle de deux hormones hypophysaires (gonadotrophines): la FSH et la LH. Le but de la stimulation ovarienne est d'amplifier ce signal naturel en administrant des doses plus élevées de gonadotrophines sous forme d'injections pour obtenir le développement de plusieurs ovocytes.

Avec plusieurs ovocytes, on peut obtenir plusieurs embryons, ce qui augmente les chances de succès du traitement. Quand les ovocytes sont arrivés à maturité, on administre une injection d'hCG, une autre gonadotrophine, qui est indispensable pour la fécondation.

Le prélèvement ovocytaire

Cette étape et les suivantes ont lieu à la Clinique Générale Beaulieu. 35 heures après l'injection d'hCG, les ovocytes sont prélevés par ponction transvaginale des follicules ovariens, sous contrôle échographique. Il s'agit d'une intervention de courte durée qui se fait, sous anesthésie générale ou anesthésie locale, en fonction du nombre d'ovocytes à récolter et du choix de la patiente. Vous pourrez rentrer à la maison quelques heures après l'intervention.

La fécondation

Peu après le prélèvement, les ovocytes sont inséminés avec les spermatozoïdes du conjoint recueillis généralement le jour même : c'est la FIV conventionnelle. Quand il y a un risque d'échec de fécondation en FIV, on a recours à une autre méthode de fécondation, l'injection intra-cytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI). L'ICSI est principalement utilisé dans les cas où la qualité du sperme est très altérée ou s'il provient d'une biopsie testiculaire.

Les signes de fécondation sont observés 18 à 20 heures plus tard. Les ovocytes fécondés (zygotes) contiennent 2 noyaux, l'un d'origine maternelle, l'autre d'origine paternelle. 2 ou 3 zygotes sont gardés en culture. S'il y en a d'autres, ils sont immédiatement cryoconservés pour une éventuelle tentative ultérieure.

Le transfert des embryons

Les zygotes sont maintenus dans un incubateur, dans des conditions très proches de celles du corps maternel. C'est là qu'ils vont se diviser en plusieurs cellules et devenir des embryons. Les embryons sont transférés dans l'utérus maternel le 2e ou le 3e jour après la fécondation. Dans certains cas, déterminés selon des critères cliniques individuels, le transfert se fait plus tard, au 5e ou 6e jour.

Le transfert des embryons est indolore. Les embryons sont insérés dans un fin cathéter qui est délicatement introduit à travers le col dans la cavité utérine. Un contrôle échographique peut être effectué pour guider ou vérifier le placement correct du cathéter. Une prise de sang pour un test de grossesse (hCG) est programmée environ 12 jours après le transfert.

Techniques utilisées

Cultures en conditions anaérobies
Les embryons se développent dans les trompes et l'utérus, à un taux d'oxygène réduit à 5%. Dans le laboratoire par contre, le taux d'oxygène est à 20%. Dans notre laboratoire, la culture des embryons a lieu dans des incubateurs à la pointe de la technologie, à un taux d'oxygène réduit. Cette méthode de culture est plus proche des conditions naturelles et permet aux embryons d'atteindre un potentiel de développement optimal, de se développer sans stress et d'obtenir des taux de grossesse plus élevés.

Indications :

  • Toutes les indications à la fécondation in vitro

Notre philosophie de PMA "douce"
Nos techniques de laboratoire visent à résoudre les problèmes qui empêchent une grossesse spontanée. Chaque intervention ajoute un stress supplémentaire pour les gamètes ou les embryons. En utilisant seulement les techniques nécessaires et en cultivant les embryons dans des conditions optimales, on minimise le stress de la culture in vitro (en laboratoire) et on obtient des résultats supérieurs. Cette approche est particulièrement bénéfique chez les patientes plus âgées.

FIV classique
La méthode la plus ancienne et la plus proche à la nature.  Les spermatozoïdes sont mis en culture avec les ovocytes prélevés lors de la ponction ovocytaire. Dix-huit heures plus tard, la présence de deux noyaux dans l'ovocyte confirme la fécondation.

Indications :

  • Trompes altérées ou absentes
  • Troubles de l'ovulation
  • Endométriose
  • Echec de 3 cycles d'insémination

ICSI (injection intracytoplasmique du sperme)
Quand la quantité et la qualité des spermatozoïdes ne permettent pas une fécondation spontanée des ovocytes, cette technique permet d'injecter un spermatozoïde parmi ceux qui ont les meilleures caractéristiques de morphologie et mobilité, directement dans chaque ovocyte. Cette méthode est utilisée depuis 20 ans et permet d'obtenir la fécondation dans les cas où la FIV classique a échoué ou quand la fécondation en FIV semble peu probable.

Indications:

  • Facteur masculin
  • Echec de fécondation en FIV classique

Culture prolongée (transfert de blastocystes)
Une partie des embryons, dans le laboratoire mais aussi dans la nature, ne se développent pas au delà de quelques jours. Ceci est normal et explique pourquoi les couples normalement fertiles n'obtiennent pas une grossesse à chaque mois de tentative. En cultivant les embryons jusqu'au 5e jour de leur développement, nous nous assurons de transférer des embryons qui ont le meilleur potentiel de donner une grossesse.

Indications :

  • Echecs d'implantation après transfert d'embryons à un stade précoce
  • Optimiser les chances de grossesse lors d'un transfert d'embryons décongelés

Congélation des zygotes
Notre laboratoire a une large expérience de la congélation des zygotes avec les techniques de congélation lente et de vitrification. Dans notre laboratoire, plus de 85% des zygotes survivent à la décongélation et permettent d'obtenir une voire deux grossesses sans l'investissement financier et émotionnel d'un nouveau cycle de stimulation ovarienne.

Congélation du sperme
La congélation du sperme peut être indiquée pour des raisons médicales, avant un traitement oncologique ou potentiellement stérilisant, ou pour des raisons sociales (absence du conjoint pour des raisons professionnelles par exemple). Dans certains cas, seul un prélèvement chirurgical au niveau des testicules ou des canaux excréteurs (épididyme) permet de récupérer des spermatozoïdes. Leur congélation peut assurer plusieurs tentatives de PMA avec une seule intervention chirurgicale. Notre laboratoire peut vous aider à réaliser vos projets parentaux mêmes dans des cas complexes.

Congélation des ovocytes et de tissu ovarien
La congélation d'ovocytes mûrs ou de tissu ovarien avant un traitement oncologique ou potentiellement stérilisant, permet d'envisager un projet parental avec vos propres gamètes, donc vos propres gènes, une fois la guérison obtenue. La congélation d'ovocytes est aussi possible dans le but d'une maternité différée, c'est-à-dire si vous souhaitez un enfant mais n'êtes pas en mesure de procréer dans l'immédiat et craignez d'être trop âgée le moment venu.

Il existe plusieurs méthodes de préservation de la fertilité féminine. Vous choisirez la méthode la plus adaptée à votre situation après un entretien détaillé avec l'un de nos médecins spécialistes. La vitrification est la méthode de choix pour congeler les ovocytes, le taux de survie à la décongélation étant supérieur à celui des techniques de congélation traditionnelles. Globalement, cette technique est actuellement la plus prometteuse pour la préservation de la fertilité.

La congélation du tissu ovarien est encore considérée comme une technique expérimentale mais pour certaines patientes, c'est la technique de choix. Les taux de réussite après la transplantation du tissu cryopreservé sont de 20% et près de 60 enfants sont déjà nés à ce jour dans le monde grâce à cette méthode.

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